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Trying to swallow happiness...

Mercredi 30 mars 2011 à 15:27

Je la regarde dormir. Toute la journée, elle s'agite, elle se débat, elle se défend. Elle fait la fière, elle nous jette son sourire éclatant au visage, elle fredonne des chansons au milieu des foules, n'hésite pas à remuer la tête et battre la mesure du talon. Quand elle arrive tirée à quatre épingle, elle veut nous impressionner. Quand elle arrive dans l'un de ses t-shirt coloré, des baskets abimées au bout des pieds, elle veut jouer les rebelles. Elle n'est pas protégée de nos regard, moi je sais qu'elle en tient compte. Mais regardez la, comme elle est orgueilleuse, et rayonnante... Elle tournoie, et ses cheveux s'éparpillent sur ses épaules. Moi, je la vois dormir. S'abandonner enfin un peu, la tête sur mon épaule. Admettre qu'elle a besoin de moi, de mes bras autour de sa taille, de la chaleur de mon souffle sur sa joue. Ca n'a l'air de rien. Mais savoir qu'elle a un peu besoin de moi, ne serait ce que pour s'endormir, ça me donne envie de me lever le matin. Ca donne un sens à ma vie. Près d'elle, je suis heureux.


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Mardi 29 mars 2011 à 21:33

Je me tiens dans un coin, j'ai peur qu'elle me repousse. Ca fait longtemps que je ne l'avais pas approchée de si près. Ses yeux sombres me parcourent, me traversent. Je me sens si petit quand elle est là. Quand elle me dévisage de cet air accusateur. J'ai l'impression d'être un enfant, et d'avoir été pris en faute. Elle s'approche de moi, s'assied sur le tapis, la tête à auteur de ma main. J'ai envie de passer les doigts dans ses cheveux, de la rejoindre par terre, de l'embrasser enfin. De lui dire de ces mots qui plaisent, qui sauraient la conquérir. J'ai envie qu'elle se blottisse dans mes bras et qu'elle n'en parte plus jamais. Mais elle continue de me dévisager, et je n'ai pas le courage de briser le silence, de m'approcher d'elle, de prendre ses lèvres dans les miennes. "Il va se décider ? Pourquoi est ce qu'il hésite autant ?". Je l'entends presque s'interroger de mon absence de réaction. J'ai peur qu'elle s'en aille à nouveau, qu'elle franchisse la porte avec un sourire en me disant à demain, sans parvenir à la retenir, à lui dire que ça peut marcher. Je crois qu'elle aussi est effrayée. Par le temps qui s'écoule trop vite, qui nous échappe sans nous appartenir. Par moi qui n'ai pas su dire plus que mon absence de coup de foudre. C'était vrai. Mais je n'ai pas envie qu'elle s'échappe, qu'elle me quitte à nouveau sans effleurer ma main, sans pouvoir l'étreindre. Je n'avais pas réalisé qu'elle était jolie. Je n'avais pas réalisé qu'elle était sensuelle, voire même désirable. Je croise nerveusement les mains, mes doigts s'agitent, mes paroles coulent à toute allure. Elle rit. Son rire cristallin emplit ma chambre, je me sens bien. Je la regarde rire, je l'écoute surenchérir. Je lui propose à boire, et elle me répond comme toujours "Un verre d'eau peut-être ?". Je me prépare un café après lui avoir tendu son verre. Je sais qu'elle n'aime pas ça. Je n'ose pas l'embrasser, j'ai peur qu'elle me rejette. Je bois ma tasse, assis à table, elle me regarde d'un air moqueur depuis ma chaise de bureau. "C'est ton combientième café de la journée ?". Je souris. Je plaisante à nouveau. J'insiste sur les vertus curatives du café. Elle ne polémique pas, elle n'aime pas ça. Je lui déclame des flatteries, elle me passe de la pommade. On commence à entrer dans une espèce de routine. On se cherche, on se taquine. On se teste mutuellement, depuis chaque coin de la pièce. Elle joue admirablement bien, je suis déjà presque à cours d'atout. Elle a même réussi à me surprendre. Mais elle hésite, je le sais bien. J'aimerai être objectif, mais j'ai envie qu'elle me choisisse, moi. Mais déjà, il faut partir. Elle m'accompagne. Elle reste songeuse. Je n'aime pas ça. Sentir qu'elle est loin de moi. Ma valise cahote sur les pavés. Un voile triste couvre ses yeux. Elle m'embrasse sur la joue avant de partir. Je monte dans le train. Déjà, son odeur me manque. J'attendrai jeudi. Jeudi, je l'enlacerai, enfin.   


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Samedi 26 mars 2011 à 14:03

If I Ever Leave This World Alive

If I ever leave this world alive
I'll thank for all the things you did in my life
If I ever leave this world alive
I'll come back down and sit beside your
feet tonight
Wherever I am you'll always be
More than just a memory

If I ever leave this world alive

If I ever leave this world alive
I'll take on all the sadness
That I left behind
If I ever leave this world alive
The madness that you feel will soon subside
So in a word don't shed a tear
I'll be here when it all gets weird
If I ever leave this world alive

So when in doubt just call my name
Just before you go insane
If I ever leave this world
Hey I may never leave this world
But if I ever leave this world alive

She says I'm okay; I'm alright,
Though you have gone from my life
You said that it would,
Now everything should be all right

She says I'm okay; I'm alright,
Though you have gone from my life
You said that it would,
Now everything should be all right
Yeah should be alright 

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Mercredi 23 mars 2011 à 21:14

J'aimais l'amour. J'aimais la sensation délicieuse que procurait la présence de l'être aimé. Me blottir dans ses bras, laisser ses doigts glisser le long de mon dos, s'entremêler dans les cheveux. J'aimais réfléchir à l'avance à ce que je pourrais lui offrir, lui préparer. Comment le surprendre. Aimer était ma raison de vivre, de me lever le matin, d'affronter le froid, la pluie, le sommeil, les mathématiques, les cours de philo, les oraux de langues et les heures de bus. Je ne saurais pas vraiment dire quand les choses ont commencé à changer. A quel moment j'ai arrêté de penser à ce que je pourrais faire pour les autres, pour penser enfin un peu à moi. A quel moment ai-je arrêté de prévoir chaque détail qui me permettrait de faire vivre l'amour tous les jours ? Je suppose qu'en toute logique, le fait que je me sois subitement retrouvée célibataire n'y est pas pour rien. Mais étrangement, ça ne m'est pas venu de suite. Et petit à petit, j'ai arrêté de rêver d'amour. Les visages de ces hommes ont cessé de m'interpeller. Leur voix de m'émerveiller. Leur regard de me transpercer. Je suis devenue opaque, et un peu vide. J'ai orienté ma vie autour de mes études, de mes concours le mois prochain. Des rêves que je pouvais nourrir. De toutes ces choses qui constituent une vie, mais qui n'étaient pas au centre de la mienne jusque la.

Pourquoi a-t-il fallut que ces messieurs se réveillent si près du but ? Lui surtout... Je lui ai consacré ce que je n'ai donné à personne d'autre. Je lui ai offert une année de ma vie. Chacune de mes nuits à rêver à lui, à m'inquiéter d'une dispute, à planifier une surprise, un cadeau... Chaque jour à m'adapter à ses horaires, à ses désirs et à ses envies. Une année où j'ai été le second rôle de ma propre vie. Bien sûr, ça m'a fait plaisir qu'il m'affirme de son propre chef, que c'était sa faute si notre relation n'avait pas marché. Mais son revirement m'a fait plus de mal, beaucoup plus de mal que de bien. C'est étrange, comme je le connais bien. Mieux que lui même. Comment en quelques mots choisis, j'ai trouvé la faille de ses prétendus sentiments. Car oui, je sais ce que c'est qu'aimer. Je n'ai pas oublié. Et je ne peux que constater que lui-même n'en a aucune idée. Qu'il voit l'amour comme ce que moi je peux lui apporter. J'ai crié. Je l'ai traité d'égoïste, et il est resté songeur un instant. Et puis il a dit : tu as raison. Et en concédant qu'il s'était trompé, en admettant que j'avais touché juste, il m'a planté une épine dans le coeur que j'avais mis tant de temps à réparer. Il ne fallait pas revenir pour me dire que, non, tu ne ferais pas d'effort, que, non, ta vision du couple n'avait pas changé. Il m'a même accusé d'attendre de lui qu'il ne vive plus que pour moi. J'ai cru m'étrangler à ces mots. Et puis j'ai pleuré, en réalisant combien je l'avais aimé, et à quel point il était passé à côté de cela.

J'ai été peiné en réalisant qu'il avait pris conscience de ses prétendus sentiments, en même temps que de mon attirance croissante pour Augustin. Ne serait-ce alors qu'une pure jalousie ? Celle d'un premier amour perdu, qu'on espérait ne pas voir reconquis ? Pensait-il vraiment que je ne guérirai jamais de lui, alors même qu'il m'avait négligée si longtemps ? Je reste perplexe. Manquant de temps pour y réfléchir le jour, je n'en dors presque plus la nuit. Je me réveille, épuisée après deux ou trois heures de sommeil, et j'embraye sur une nouvelle journée de cours. Et bien sûr je suis plus sentimentale, et plus fragile en étant fatiguée. Ses bras qui se glisse autour de mes épaules pour me dire au revoir, ses lèvres qui s'attardent sur ma joue, ses yeux qui cherchent à lire dans les miens font trembler les murs que j'ai érigé entre nous. Je sais que je peux lui résister, encore faut il que je le veuille. Mais mes errements et mes craintes me rendent hésitante. Je sais qu'une relation avec lui ne survivrait pas à la distance qui ne manquera pas de nous séparer l'année prochaine. Et auprès d'Augustin, mon coeur bat également un peu plus fort. Je me sens perdue, comme une boussole abimée, qui indiquerait tour à tour le sud et le nord. Mon coeur serait-il défectueux ?


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Mardi 22 mars 2011 à 19:37


Tu mens comme tu respires...

Je le sais.
 

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